Arbres et forêts qui disparaissent

Publié le par TT

Une décennie pour rien : les années 2010 n’ont pas permis d’enrayer la disparition de forêts dans le monde, surtout celle des forêts tropicales. Aujourd’hui, la pression est de plus en plus grande sur ces écosystèmes essentiels au bon fonctionnement de notre planète. Les objectifs de zéro déforestation et de reboisement de centaines de millions d’hectares devront être atteints dans les dix prochaines années.

Sommaire:
1- Un constat désastreux
2- Les 10 plus grandes forêts de la planète
3- Des forêts qui disparaissent
4- Des forêts qui brulent
5- Planter des arbres, mesure efficace pour faire baisser le CO2 ?
6- Ecosia, un moteur de recherche qui replante des arbres


1) Un constat désastreux

a) Une diminution des forêts primaires

En 2015, les seules forêts tropicales (à l’exclusion des autres) couvraient 1.770 millions d’hectares(17 700 000 km2), dont environ 840 millions en Amérique du Sud (dont l’Amazonie pour 700 millions), 600 millions en Afrique (dont la forêt du bassin du Congo) et 300 millions en Asie (dont la forêt indonésienne).
De 2015 à 2018, les forêts tropicales avaient perdu 40 millions d’hectares de couverture arborée.

La déforestation galopante

Le rapport annuel du Global Forest Watch, basé sur des données satellite, a ainsi enregistré la destruction en 2021 de 3.75 millions d'hectares de forêts primaires tropicales (en 2020 de 4,2 millions d'hectares), cruciales pour la biodiversité de la planète et le stockage du carbone. Le pays le plus touché est le Brésil, avec une surface disparue trois fois supérieure à celle de la République démocratique du Congo, deuxième du classement. Au total, les tropiques ont perdu 11.1 millions d'hectares de couverture forestière (qui inclut tous types de forêts et plantations) en 2021 (12.2 millions d'hectares en 2020). Sans surprise, le moteur principal de cette destruction est toujours l'agriculture. Mais les chercheurs pointent aussi du doigt cette année les vagues de chaleur et la sécheresse qui ont alimenté des incendies dévastateurs en Australie, en Sibérie et jusqu'aux confins de l'Amazonie.

b) La perte récurrente du couvert végétal sur notre planète

De 2001 à 2021, il y a eu un total de 437Mha de perte du couvert végétal dans le monde, ce qui équivaut à une diminution de 11% du couvert végétal depuis 2000 et 176Gt des émissions de CO₂.

perte du couvert végétal de 2001 à 2021 par principales régions - en Millions d'hectares ( Mha)

pays 2001-2005 2006-2010 2011-2015 2016-2019 2020-2021 Total
Russie 12.67 11.60 20.20 19.60 11.96 76.03
Brésil 16.85 12.45 11.70 15.55 6.28 62.83
Canada 10.92 10.13 12.90   8.96 3.72 46.63
USA 11.07 11.04   9.39   8.77 4.01 44.28
Indonésie  4.61   7.45   8.58   6.12 1.8 28.56
autres 26.2 37.55 42.37 49. 23.3 178.42
TOTAL 82.32 90.22 105.14 108 51.07 436.75
dont incendies 20.84 18.86 29.53 31.45 18.15 118.83
% incendies 25 % 21% 28% 29% 35% 27%

en savoir plus

En pourcentage, les feux représentent près de 40 % de la perte globale de surface forestière en 2021, contre 20 % en 2001. Le reste étant causé par d’autres phénomènes naturels, comme les tempêtes et les inondations et bien sur la déforestation pour intérêts économiques.


2) Les 10 plus grandes forêts de la planète

N°1 : La forêt amazonienne . Malgré ses 800 000 km2 de forêts disparus ces dernières années, cette forêt tropicale reste la plus grande forêt de la planète avec 5.5 millions de km2 + le Cerrado à 1.5 millions de km2. La forêt amazonienne, sa faune et sa flore, pour en savoir plus.
N°2 : la Taîga canadienne. Une forêt boréale avec 4.2 millions de km2. Malgré son caractère unilatéral en ce qui concerne les espèces d'arbres, la Taïga absorbe plus de CO2 de l'atmosphère que les forêts tropicales et tempérées réunies. C'est pourquoi une protection ciblée de ces forêts est indispensable, mais elle n'est malheureusement que très mal garantie actuellement.
N°3 la Taïga de Sibérie orientale Une autre forêt boréale avec 3.9 millions de km2. La taïga de Sibérie orientale est une écorégion de la taïga, située sur le territoire des bassins des deux plus grands fleuves sibériens - le Ienisseï et la Léna. C'est la plus grande zone de forestière intacte du monde, s'étendant jusqu'au cercle polaire arctique, la longueur maximale du nord au sud est de 1600 km. Le WWF l'inclut dans la liste des deux cents plus importantes écorégions pour la conservation des écosystèmes (Global 200). La plupart des espèces biologiques caractéristiques de la Sibérie se trouvent ici
N° 4 la Taîga de Norvège La taïga scandinave et russe est une écorégion terrestre définie par le fonds mondial pour la nature (WWF). Elle fait partie du biome taïga dans l'écozone paléarctique. Elle occupe environ 2 156 900 km2, faisant d'elle la plus vaste écorégion d'Europe. Cette superficie est répartie entre la Norvège, la Suède, la Finlande et le nord de la Russie. Elle est bordée par la Toundra au nord et les forêts mixtes sarmatiques au sud.
N° 5 La forêt du Congo : Le bassin du Congo constitue l’un des plus importants massifs de forêt tropicale continue qui demeurent sur la planète. Cette région est plus grande que l’État de l’Alaska et se hisse au rang de deuxième plus grande forêt pluviale de la planète derrière l’Amazonie. Une forêt tropicale humide de 1.8 millions de km2. Bien qu'elle soit actuellement l'une des forêts les moins touchées par la déforestation, le danger de déforestation est grand en raison de la richesse de ses ressources. La demande en bois de chauffage et en charbon de bois a stimulé la déforestation dans le parc national des Virunga, de même que les plantations d’huile de palme et autres exploitations agricoles commerciales constituent une menace croissante pour les forêts et rivières de la région.
N°6 La forêt de Nouvelle Guinée: Située dans l’Ouest de l’océan Pacifique, la Nouvelle-Guinée est la troisième plus grande île du monde. Depuis les forêts tropicales denses et humides jusqu’aux mangroves côtières, l’île abrite des espèces de plantes et d’animaux parmi les plus exceptionnelles au monde.Une forêt tropicale humide de 545 000 km2.En plus des diverses plantes et animaux, plus de 1’000 populations indigènes vivent dans cette forêt. En outre, une grande partie de la forêt est encore inexplorée et constitue donc un point chaud pour les chercheurs du monde entier. Le fait que 5 à 10% de toutes les espèces animales de la planète vivent ici rend la chose d'autant plus intéressante pour les chercheurs et il n'est donc pas surprenant que de grandes parties des 545’000 kilomètres carrés de forêt soient sous protection. La déforestation en Papouasie-Nouvelle-Guinée a été relativement importante dans les dernières décennies, et continue avec un taux de 1,4 % de forêt tropicale perdue chaque année. 65 % du pays est couvert de forêts en 2005, dont 85 % est classé comme forêt primaire. La faune sauvage unique de l’île comprend des kangourous arboricoles, des souris carnivores, des rats immenses (plus gros que les chats domestiques) et presque tous les oiseaux de paradis qui existent dans le monde. On y rencontre également les plus grands pigeons, les plus grands lézards et les plus petits perroquets du monde. En outre, la Nouvelle-Guinée abrite la troisième plus grande zone de forêts tropicales humides au monde après l’Amazonie et le bassin du Congo. Ainsi, parmi les 142 écorégions terrestres prioritaires du WWF, cinq sont situées en Nouvelle-Guinée.
N°7 La forêt de Bornéo : Une forêt tropicale de 290 000 km2. L'animal le plus connu de Bornéo, l'orang-outang de Bornéo, figure également sur la liste des animaux menacés dans la colonne "en danger". Cela est dû dans une large mesure à la déforestation toujours croissante pour les produits industriels comme l'huile de palme.
N°8 La forêt tropicale de Valdivian : elle s'étend entre le Chili et l'Argentine. Il y a 17000 ans, le paysage était couvert de glace.  Seule une petite partie de la forêt est protégée et donc menacée par la déforestation en cours.
N°9 La forêt tropicale humide birmane : Elle se trouve au Myanmar asiatique. La forêt birmane offre un habitat à plusieurs espèces animales comme l'éléphant d'Asie, les gibbons et les tigres du Bengale. A cause d'une déforestation accrue, sa surface diminue à une vitesse exceptionnelle. Elle ne fait plus que 233 000 km2. Elle pourrait disparaitre dans les prochaines décénies.
N°10 La forêt Primorye : dans le sud-est de la Russie avec une surface de 130 000 km2. C'est la seule forêt au monde où cohabitent tigres, ours et léopards.
A noter que la forêt en Côte d'Ivoire ne compte plus que 13000 km2 alors qu'en 1960 elle en comptait 42000 km2. Le cacao étant la cause principale de la déforestation.


3) Des forêts qui disparaissent

Entre 2010 et 2018, la perte de couverture forestière s’est aggravée de 30 %, avec en moyenne 12 millions d’hectares détruits par an, soit 8,5 millions d’hectares par an de plus comparé à la période 2002- 2009. Et ce sans compter l’année 2019, qui restera marquée comme la pire année depuis dix ans en Amazonie. Notons que la perte de couverture végétale sur la même période s'évalue en moyenne à 22 millions d'hectares détruits par an(voir chapitre 1).
Ceci donne donc une bonne idée de la disparition des forêts dites primaires et des tendances d’exploitation de la forêt. La disparition des forêts primaires tropicales a atteint une moyenne de 3,7 millions d’hectares par an dans la décennie 2010, soit également une hausse de 30 %.
D’un point de vue régional, le Brésil a continué à occuper une part prépondérante dans la déforestation, suivi de près par le Pérou, la Bolivie et la Colombie. Au total, cette partie de l’Amérique a perdu plus de forêt primaire que l’Afrique et l’Asie réunies pendant la décennie écoulée.

En 2016, 15.000 hectares sont partis en fumée dans la République du Congo, lors de l’un des incendies les plus dévastateurs jamais enregistrés dans la forêt tropicale d’Afrique centrale. Le bassin du Congo est la région du monde qui a connu la plus forte progression du taux de déforestation au cours de la décennie passée.
Enfin, l’Asie du Sud-Est reste concernée au premier chef, notamment avec le développement incessant des plantations dédiées à la collecte de l’huile de palme et l’implantation d’acacias et d’eucalyptus pour la pâte à bois. Entre 2010 et 2017, les quelques 4 millions d’hectares implantés dans cette région ont représenté 90 % de l’extension totale des plantations de ces palmiers.

La perte brute de couverture forestière mondiale (entendue comme toute végétation égale ou supérieure à 5 mètres de hauteur avec un couvert forestier supérieur à 25 %) s’est en effet accrue de 42 % depuis 2000. Et depuis 2014, la perte des forêts tropicales primaires humides s’est aggravée de 44 % par rapport à la période 2001-2013. Autre chiffre donné par les Nations unies : en 2015, la couverture forestière globale est tombée en dessous de 4 milliards d’hectares pour la première fois dans l’histoire de l’humanité moderne.

La perte des forets humides s'accélère depuis 2014 . En effet, entre 2001 et 2013 c'est en moyenne 3 millions d'hectares par an (30 000 km2) de foret qui disparaissent alors qu'entre 2014 et 2018 c'est 43 000 km2 par an qui disparaissent.

2 ) Les forêts primaires de Guyane risquent d’être rasées pour produire de l’électricité

- article intéressant-
Principal instrument de l’Union européenne dans la promotion des énergies renouvelables, la RED II fait actuellement l’objet d’intenses négociations entre les pays membres. Sa version révisée, dite RED III, qui sera adoptée cette année, prévoit de retirer la plupart de la biomasse – issue de la combustion de matières organiques – de la liste des sources « propres » d’énergie qui pourront bénéficier de subventions publiques. Selon des associations environnementales, à l’heure actuelle plus de la moitié du bois récolté en Europe serait brûlé pour le chauffage et l’électricité. Or ce type de bois, produit par des monocultures intensives remplaçant peu à peu des sols agricoles ou forestiers, produit en bout de parcours davantage de gaz à effet de serre qu’il ne permet d’en retenir. Glissé par des députés français, en majorité issus du parti présidentiel, Renaissance, un amendement (le 33) introduit cependant une dérogation à ces principes dans les régions « ultrapériphériques » du territoire européen, en premier lieu la Guyane.


4) Des forêts qui brûlent

« C’est pire que prévu », s’alarme le Système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS). Depuis le début de l’année 2022, soit depuis moins de huit mois, 517 881 hectares (5178 km2)  — plus de 5 000 kilomètres carrés — ont déjà été ravagés par les flammes en Europe — l’équivalent du département de la Mayenne. C’est déjà davantage que les 470 359 hectares (4 700 kilomètres carrés) brûlés pendant l’ensemble de l’année 2021. Si la tendance se poursuit, 2022 pourrait ainsi égaler ou dépasser 2017, année la plus catastrophique jamais enregistrée dans l’Union européenne depuis la création de l’EFFIS en 2000, qui avait vu 988 087 hectares (près de 10 000 kilomètres carrés) de végétation partir en fumée
En France, plus de 40 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, contre un peu plus de 30 000 pour toute l’année 2021.Rappelons nous des deux mégafeux de Landiras et de la Teste-de-Buch en Gironde, mais aussi ceux d’Avignon dans les Bouches-du-Rhône et des Monts d’Arée en Bretagne. Autres pays durement touchés, l’Espagne (plus de 190 000 hectares incendiés depuis le début de l’année, contre presque 85 000 en 2021) et le Portugal (46 000 hectares, contre plus de 25 000 en 2021).
70 % des surfaces dévorées par les flammes en vingt ans concernent les forêts boréales, qui recouvrent une grande partie de la Russie, du Canada et de l’Alaska, et qui figurent parmi les plus grands puits de carbone de la planète. « Dans ces régions boréales, le CO2 s’est accumulé dans le sol pendant des centaines d’années et a été protégé par une couche humide sur le dessus », a expliqué James McCarthy, analyste de GFW. « Ces incendies, plus fréquents et plus graves, brûlent cette couche supérieure et libèrent ce CO2 » En Russie, ce sont 53 millions d’hectares qui ont brûlé depuis 2001 ; soit quasiment la superficie de la France.

Au final, la perte de couverture forestière due aux incendies augmente d’environ 4 % par an ; soit 230.000 hectares supplémentaires. Et environ la moitié de cette augmentation est due aux incendies plus importants dans les forêts boréales, « probablement le résultat du réchauffement des températures dans les régions septentrionales », notent les chercheurs.

Selon eux, le changement climatique est « probablement un facteur majeur » de ces augmentations, les vagues de chaleur extrêmes, qui rendent les forêts arides, étant aujourd’hui cinq fois plus probables qu’il y a un siècle et demi. La destruction de la forêt par ces incendies, aggravée par la sécheresse et les fortes chaleurs, entraîne des émissions massives de gaz à effet de serre, ce qui aggrave encore le changement climatique par le mécanisme d’une « boucle de rétroaction incendie climat », ajoutent-ils.


5) Planter des arbres, une mesure efficace et pérenne pour faire baisser le CO2 ?

Souvent, on dit qu'il faut planter des arbres pour faire baisser le CO2 atmosphérique (ou pour en limiter l'augmentation) et ainsi arrêter ou limiter le réchauffement climatique. Certains gros producteurs (directs ou indirects) de CO2 disent qu'ils plantent des arbres pour compenser “leur” CO2. Il y a des opérations de sensibilisation du public où tout un village, tout un collège plantent des arbres. Planter des arbres a un intérêt évident pour la biodiversité (c'est un habitat pour plein d'espèces), pour le rafraichissement local (ombre, humidité).

a- Mais est-ce une mesure efficace et pérenne pour faire baisser le CO2 atmosphérique ?
 

Un arbre en croissance absorbe plus de CO2 qu'il n'en ré-émet directement (par sa respiration) ou indirectement par la respiration des êtres qui le consomme partiellement. Ses feuilles et branches mortes vont augmenter la charge en carbone du sol sous-jacent. Tout cela est bon, mais ne dure qu'un temps. Au bout d'une à deux décennies, le sol s'est reconstitué à ses pieds, et les vieilles feuilles mortes se décomposent au même rythme qu'il en tombe de nouvelles. Et au bout de quelques décennies (cela dépend du type d'arbre), l'arbre arrête sa croissance et meurt. Il pourrira sur place, ou sera transformé en papier, en meubles, en charpentes… Mais papier, meubles et même charpentes ne durent pas des millénaires, et finissent par être brulés, pourris et le bilan global sera nul au bout d'« un certain temps ».
Planter un arbre aura certes fait temporairement un peu baisser le CO2 atmosphérique, mais cela ne durera que le temps de la croissance de l'arbre, puis le CO2 remontera. Si on ne veut pas que ce CO2 remonte, il faudra, pour compenser la mort du premier arbre, en planter un deuxième à la place, ce qui stabilisera la baisse, mais n'en provoquera pas une nouvelle. Si on veut que le CO2 continue de baisser, il faudrait que la quantité de carbone des arbres et du sol sous-jacent augmente encore et toujours. Planter des arbres pour faire baisser le CO2 atmosphérique peut donc être une mesure quantitativement efficace si on transforme des déserts en forêts, comme on pourrait le faire au Nord de la Chine et en Mongolie, en bordure des déserts... Le CO2 baissera tant que la forêt croitra,puis se stabilisera (à un taux plus faible qu’avant) si la nouvelle forêt devenue mature perdure.

b- Mais “chez nous” ?

On peut certes transformer la France en un vaste territoire forestier, comme à l'aube du Néolithique. Mais que mangeront les Français ? Des sangliers ? En France, où il n'y a pas de désert et de terrains nus à reboiser, augmenter les surfaces arborées se fera mathématiquement par une diminution de la surface des terres agricoles. Cela peut durer un temps, par exemple en faisant diminuer les surfaces de maïs destiné au bétail et en mangeant directement le maïs, mais ça ne pourra pas durer des siècles. Au moins en France, planter des arbres ne peut avoir que des effets temporaires sur le CO2 atmosphérique.
Mais c'est tellement plus facile de planter un arbre que de limiter sa consommation, que de ne pas acheter des produits fabriqués à l'autre bout du monde, que de ne pas prendre l'avion quand on peut prendre le train, que de limiter son usage d'internet et autres réseaux (on dit, mais il faudrait le vérifier, que l'utilisation des différents réseaux et smartphones produit autant de CO2 que toute l'aviation civile . Planter un arbre, c'est comme prendre une aspirine quand on a une rage de dent : cela fait un peu de bien temporairement, mais ce soulagement ne dure pas, et il faut prendre une deuxième aspirine (planter un deuxième arbre) et ça ne soigne pas l'origine du mal.


6) ECOSIA- un moteur de recherche qui replante des arbres

« Vous parcourez le Web, nous plantons des arbres. » Depuis plusieurs années, le credo du moteur de recherche Ecosia a séduit des internautes sensibles aux problématiques environnementales et souvent soucieuses de s’émanciper de Google. voir article du Monde.fr
Ecosia reverse de l’argent à des programmes de plantation d’arbres dans seize pays, menés par des organisations locales (Brésil, Burkina Faso, Colombie, Espagne, Ethiopie, Ghana, Haïti, Indonésie, Kenya, Madagascar, Maroc, Nicaragua, Ouganda, Pérou, Sénégal, Tanzanie). L’entreprise a choisi de se concentrer sur les « zones critiques de biodiversité », des espaces menacés qui abritent énormément d’espèces végétales. L’entreprise revendique plus de 80 millions d’arbres plantés depuis sa création.
Dans son rapport d’activité couvrant le mois de novembre 2019, Ecosia déclare avoir enregistré 2,07 millions d’euros de revenus, dont 945 000 euros reversés pour la plantation d’arbres, soit près de la moitié. L’autre moitié couvre principalement les charges d’exploitation (salaires, bureaux, serveurs, etc.), mais aussi les frais de publicité (pour faire connaître Ecosia) et des « économies pour [les] investissements environnementaux importants, comme par exemple le financement [d’une] centrale solaire ».
moteur de recherche : ECOSIA

autres moteurs de recherches à privilégier:
2 moteurs de recherches français :
QWANT
LILO
Un autre moteur, alternative à Google
DUCKDUCKGO


7) Victoires encourageantes

a- Projet de méga scierie abandonné dans les Pyrénnées

Le groupe italien Florian, qui projetait de construire une scierie géante à Lannemezan pour exploiter le hêtre du massif des Pyrénées, a décidé de se retirer. De nombreuses oppositions s'étaient manifestées en réaction à ce projet. En savoir plus.


15 MILLIARDS d'arbres sont abattus chaque année -- 476 chaque seconde. Ce sont nos bois, jungles et forêts tropicales qui sont décimés pour faire de la place à toujours plus de bétail, d’huile de palme et de soja. 

Reforestation et déforestation

 

C'est en Amérique du Sud , en Indonésie et en Afrique centrale que les forêts ont perdu de leurs superficies. Par contre, on a tendance à reboiser en Europe et surtout en Chine
 

 

Publié dans Notre planète

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