Commerce équitable,solidaire,durable et consommation collaborative

Publié le par Thierry T

Le 9 mai 2020 c'est la journée mondiale du commerce équitable. Ceux qui soutiennent le "commerce équitable", croient, à n’en pas douter, à un monde plus équitable, à un monde où le riche négociateur par sa toute puissance, n’écrase pas le petit producteur, à un équilibre pour chacun, entre le travail produit et la rémunération qu’il peut en tirer. Vous me direz que ce sont des paroles vaines tant les déséquilibres nord-sud n’arrêtent pas d’augmenter et que notre système économique mondial n’a pas permis de combler ce déficit. Depuis une bonne décennie d'autres types de commerces se développent, le  le commerce solidaire. mais aussi des concepts comme la consommation durable et la consommation collaborative pour nous apprendre "à consommer juste"

LA QUINZAINE DU COMMERCE EQUITABLE DU 9 AU 24 MAI 2020

tags :commerce équitable , commerce solidaire

Sommaire:
1- Le commerce équitable c'est consommer responsable
2- Produits du commerce équitable versus commerce traditionnel- le prix
3- Consommer durable
4- La consommation collaborative
5- Le commerce solidair
6- Mes engagements


1) Le commerce équitable c'est consommer responsable

Nous ne pouvons pas, à nous seul, sauver la planète. Mais nous pouvons avoir conscience que nous faisons partie des 10 % des personnes les mieux loties, où il nous est permis de manger à notre faim, où nous pouvons profiter d’un maximum de commodités qui facilitent notre vie quotidienne.
En tant que consommateur final, nous sommes responsables de la valeur à laquelle nous achetons nos produits. Il avait été publié une liste ( par l'IPEC , programme international pour l'élimination du travail des enfants ) de toutes les sociétés qui utilisent encore des enfants mineurs pour la production de leurs articles. L'IPEC , depuis 20 ans a élaboré des programmes pour instituer des lois dans plusieurs pays, pour éradiquer le travail des enfants. Le nombre d'enfants mineurs qui travaillent a diminué de moitié dans ces 10 dernières années, mais,il reste encore beaucoup à faire.  La mondialisation entraine une plus grande compétitivité au détriment des producteurs. L’acte d’achat devient de plus en plus un acte responsable. Acheter "commerce équitable" c'est être certain qu'un enfant mineur n'a pas contribué à sa production.
Rapport : "intensifier la lutte contre le travail des enfants ( 112 pages)
Réflexion vaine ou rêve d’un monde meilleur ? cela  peut être simplement réagir comme le samaritain qui s’est arrêté pour sauver l’homme à terre et qui s’est occupé de son prochain.   

La production équitable de café dans le monde

Sur cette carte se trouvent en violet toutes les coopératives de commerce équitable de production de café. Les champs de café comme de cacao, nous le savons, utilisent, dans tous les pays producteurs , des enfants mineurs. La charte équitable est une garantie que les enfants ne soient pas utilisés


2) Produits du commerce équitable versus commerce traditionnel - le prix

Le prix reste encore le principal frein pour la plupart d'entres nous à acheter "commerce équitable" . D'autant qu'il y a confusion entre le "bio" ( le respect de la nature) et le "commerce équitable " ( le respect de l'homme) ....pour en savoir plus " commerce équitable et agriculture biologique "
Ci dessous une liste de quelques produits que je consomme équitable :

type produit marque prix moyen PM Artisanat SEL
café 100% Arabica 250 g Carte noire 3.50€ 3.90€
thé pur ceylan 20 sachets boutique thé tisane 2.50€ 2.52€
confiture manques 120g   4.45€ ( 250g) 2.00€
       

La différence de prix n'est pas excessive . Je dirais que cette différence est le prix de l'honnêteté dans nos échanges commerciaux , un domaine que nous savons déséquilibré dans les échanges entre gros distributeurs et petits producteurs. Imaginez que tous les consommateurs iraient faire leurs achats directement chez les producteurs au lieu des hypermarchés ....celà a un coût certes pour notre portefeuille mais ce cout ne soulage t-il pas notre conscience ?

Venez découvrir EL Puente/ARTISANAT SEL , le site du commerce équitable

Le commerce équitable en France :

années CA en millions d'€
2018 1276
2017 1042
2016 948
2015 664
2014 565
2013 429
2012 386
2010 327
2007 241


 

 

Le commerce équitable face à la grande distribution et les grandes entreprises agro-alimentaires

3) Consommer durable

La compréhension des différents logos et labels ainsi que le manque d'informations sur l'engagement des marques constituent les principaux freins pour les consommateurs.
Consommer durable, c'est maitriser son empreinte carbone et donc consommer mieux, et pas nécessairement plus cher.

Dans le lien ci dessous, une liste de documents permettant de faire les bons choix, les produits qui émettent moins de CO2, avec les différents labels
Pour 57% des Français, consommer responsable, c'est avant tout consommer moins. Pour 38% des Français, c'est consommer autrement (en choisissant des produits labellisés, certifiés éthiques, locaux et moins polluants).
Consommation responsable

a) La consommation bio

Selon l'Agence Bio, plus de 9 Français sur 10 déclarent avoir consommé des produits biologiques en 2018. Le marché des produits alimentaires biologiques a progressé de 15,7% par rapport à 2017 et atteint près de 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2018. Cependant, la part du bio ne représente encore que 5% des achats alimentaires.
Les fruits et légumes restent les produits biologiques les plus consommés, suivis de près par les produits laitiers et les œufs. Les Français consomment également de plus en plus de produits biologiques non alimentaires, notamment des produits ménagers, des cosmétiques et produits d’hygiène.
Ces produits sont majoritairement achetés dans la grande distribution (49%). Cette part de marché s'explique par le développement depuis 2017 de gammes bio en marques de distributeurs. Viennent ensuite les magasins spécialisés (34%) qui connaissent une expansion liée aux ouvertures de magasins, puis la vente directe dans les fermes et les marchés (12%) ou la vente chez les artisans et les commerçants (5%).

b) Les circuits courts

Un circuit court est un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire.
Les circuits courts étaient un mode de consommation très répandu avant l'arrivée des grandes surfaces dans les années 60. Ils connaissent depuis une quinzaine d'années un nouvel essor. Plus attentifs aux modes de production ainsi qu'à l'origine des aliments qu'ils consomment, les consommateurs reviennent s'approvisionner directement auprès des producteurs locaux. 

Les formes que peuvent prendre ces circuits courts sont variées :

  • vente à la ferme (paniers, cueillette...) ; 
  • vente sur les marchés (marchés de producteurs de pays, marchés paysans...) ; 
  • points de vente collectifs ou magasins de producteurs qui se relaient pour vendre leurs produits dans un même lieu ;
  • AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne) qui fonctionne sous forme de contrat entre le producteur et le consommateur. Ce dernier s’engage à acheter, pendant une période donnée, des paniers de produits qui changent en fonction des saisons et de la production ;
  • vente à distance qui s'est développée rapidement avec l'émergence d'Internet ; 
  • vente en tournée, au domicile ou en point relais de livraison (drive fermier) ; 

21% des exploitants vendent une partie de leur production en circuits courts. Cela concerne presque toutes les filières agricoles, en particulier le miel et les légumes (50% des exploitations impliquées), les fruits et le vin (25% des exploitations) et les produits animaux (10%).
Les circuits courts de proximité présentent un réel potentiel en matière de consommation durable à travers la réduction des emballages ou encore la limitation du gaspillage alimentaire. Pour les producteurs, cela leur permet d'être rémunérés au juste prix et d'avoir une reconnaissance de leur travail. Pour les consommateurs, c'est une garantie de la fraîcheur du produit et une manière de soutenir l’économie locale.
Aujourd'hui, 6 à 7% des achats alimentaires en France se font par le biais des circuits courts. Mais le nombre de points de vente augmente. On recensait en 2014-2015, 600 à 1200 marchés de producteurs, 1 600 AMAP, 650 ruches et 250 magasins de producteurs.

Un exemple : les critères à observer pour l'achat d'un lave linge


4) La consommation collaborative

On entend par consommation collaborative le fait d'augmenter l'usage d'un bien ou d'un service en pratiquant le partage, l'échange, la location ou vente entre particuliers.
Elle permet de réaliser des économies substantielles et est facilitée par l'Internet mobile et le lancement de nouveaux sites sur des créneaux ciblés.
Sur le plan environnemental, la consommation collaborative permet de réduire les déchets grâce au réemploi des produits et de limiter les consommations de matières premières.

Les principaux freins concernent le manque de garanties et l'absence de sécurisation des transactions financières.

Les différentes pratiques:
=> Le covoiturage - permet aussi de maitriser nos émissions Co2 sur le transport
=> Le repair café ou la possibilité de faire vivre plus longtemps nos biens d'équipement
=> l'adhésion à une AMAP , association pour le maintien d'une agriculture paysanne
=> Le troc , les échanges, les dons

tous les sites utiles


5) Une autre forme de commerce équitable : le commerce solidaire

a) Le commerce solidaire est une activité d'échange de biens et de services par l'usage d'un moyen de paiement à des fins solidaires.
L'association Handicap international le définit de la façon suivante :« Échanges établis pour favoriser un groupe particulier de population défavorisée ou en difficulté. Il signifie aussi une pratique qui vise à réduire les iniquités au sein même des pays du Nord. On parle aussi de commerce de soutien aux organismes de solidarité. »

Le site d'ATD quartmonde
participer au regroupement d'achat
les épiceries solidaires
Connaitre les alternatives aux changement climatiques : le site ALTERNIBA . Beaucoup d'informations intéressantes et beaucoup de propositions qui vont modifier notre quotidien. Nous sommes dans le changement , ne ratons pas le train en marche.

b) Le commerce solidaire et les producteurs français:
ethiquable.coop répond à cette démarche
En France, chaque semaine, 200 exploitations disparaissent. L’agriculture paysanne d’ici est mise sous pression par une course à l’accroissement de la productivité et à des exploitations toujours plus grandes. Avec l’ouverture des marchés, l’agriculture paysanne d’ici est aussi mise en difficulté par des importations de produits de moindre coût provenant des pays émergents qui le plus souvent sont issus de l’agriculture industrielle et intensive.
Si un agriculteur gersois ne vit pas dans une aussi grande misère qu'un paysan du Honduras, ils sont nombreux, en France, à mettre la clé sous la porte. Le niveau de pauvreté est différent mais le combat reste identique : maintenir une agriculture permettant de rémunérer ceux qui travaillent la terre. 
boutique ethiquable
Alors si vous voulez acheter équitable, autant le faire auprès d'agriculteurs français. Et celà sera en phase avec ma recommandation "d"acheter français"


6) Mes engagements

=> Une fois par semaine, un producteur local vient dans notre quartier. Nous achetons les fruits et les légumes qu'il propose (beaucoup de légumes, et quelques fruits comme pommes et poires principalement). Le reste des fruits et légumes , nous l'achetons au marché de la ville qui s'approvisionne à Rungis
=> J'achète mon café à la grande distribution, mais dans le rayon commerce équitable. Un café qui vient d'Amérique Latine, fabriqué et torréfié en France.
=> Pour le chocolat , je fais pareil.
=> J'achète ma viande exclusivement chez mon boucher ( pas de viande industrielle) et j'en consomme un peu moins qu'avant.
=> J'achète mon poisson en ayant la connaissance des poissons qu'on peut éviter ( voir "les poissons sont de plus en plus rares")
=> On achète très peu de produits alimentaires transformés, d'une part pour éviter les emballages difficilement recyclables, et d'autres part parce c'est de la production alimentaire très souvent industrielle , très consommatrice de CO2. Voir empreinte carbone

 




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Publié dans Economie solidaire

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