Consommation de plastique : objectif zéro

Publié le par TT

On l'appelle le 8ème continent ou la "soupe de plastique". Situé dans le nord-est du Pacifique et découvert en 1997, il s'étend sur une surface de 3.4 millions de km2 soit près de 6 fois la France. Un autre déchet fait son apparition : les masques sanitaires. D'autant que le recyclage de ces deux déchets est de 50 % pour le 1er et inexistant pour le 2nd. Le plastique tue puisque la plupart des mammifères marins et poissons meurent étouffés par des morceaux de plastique.

1) Le 8 ème continent (la "soupe de plastique")

Petite vidéo à regarder:  Le 8ème continent

On l'appelle le 8ème continent ou la "soupe de plastique". Situé dans le nord-est du Pacifique et découvert en 1997, il s'étend sur une surface de 3.4 millions de km2 soit près de 6 fois la France. Il est peuplé de déchets en tous genres produits par l'activité humaine. Au cours des 40 dernières années, leur concentration a été multipliée par 100.
Les résidus flottants à la surface s'agglutinent dans la région sud tropicale du pacifique Nord et constitue un immense vortex. Ils s'amalgament ainsi dans cette zone, point de rencontre des courants océaniques qui s'enroulent sous l'effet de la rotation de la terre entre les cotes d'Hawaï et de l'Amérique du Nord.
4 autres vortex marins dans lesquelles se concentrent des milliers de tonnes de déchets polluent nos océans. Ces plaques de déchets terrestres ont des conséquences écologiques parfois insoupçonnées. Confondus avec le plancton ces détritus en décomposition sont ingérés par les mammifères marins, tortues et oiseaux et obstruent leurs systèmes digestifs.
Qu'est qu'un gyre océanique ?

Actualités:
ADIDAS va fabriquer 11 millions de chaussures avec du plastique recyclé récupéré dans les océans . En savoir plus.


2) Plus de plastique que de poissons en 2050

En 1941, deux chimistes britanniques, VE Yarsley et EG Couzens, publièrent un article dans Science Digest où ils imaginaient un « âge du plastique » imminent. Demain, selon eux, « plastic man » habiterait « un monde de couleurs et de surfaces éclatantes, où les mains des enfants ne trouveraient rien à casser, nulle lame où se couper, nul coin de table où s’érafler, nulle fissure remplie de saletés ou de germes. » Et, de fait, le règne du plastique « dur, sûr et propre » n’allait pas tarder. Au milieu des années 1960, on en produisait déjà 15 millions de tonnes par an ; en 2015, ce chiffre était multiplié par trente. Moins d’un dixième de tous les déchets plastiques ayant jamais existé a été recyclé. Pour les trois quarts, ils jonchent les décharges, les forêts, les rivières et, bien sûr, les océans. Même ces dernières années, seul un emballage plastique sur sept fabriqués a été retraité. Il n’a pas été simple de faire comprendre l’étendue du problème à l’opinion publique. Les photos d’animaux morts, comme celle montrée à Utrecht, ont pu produire un certain effet. En 2005, celle d’un cadavre d’albatros, dont le ventre ouvert contenait briquets, capsules de bouteilles et autres bouts de plastique. Plus récemment, les images d’une baleine morte échouée sur les rives indonésiennes, l’estomac rempli de treize kilos de plastique, ou celles d’une tortue de mer à la narine encombrée d’une paille sont devenues virales. Un rapport a par ailleurs affirmé qu’en 2050, on compterait plus de plastique que de poisson dans les eaux.
Lire : "Les poissons sont de plus en plus rares"

Les dégats du plastique Les dégats du plastique Les dégats du plastique

Les dégats du plastique


3)Tri des déchets et recyclage

a) Le recyclage confronté à une augmentation de plus de 60% des déchets sur les 10 dernières années

Le recyclage contribue à diminuer les quantités de déchets stockés en décharge ou incinérés. Il est cependant contré par l'augmentation de la production des déchets. En France, le volume de déchets avait doublé de 1980 à 2005, pour atteindre 360 kg/an/personne.
En 2015, 324 millions de tonnes de déchets dont 38 millions de tonnes par les ménages. En 2015, on estimait à 573 Kg/ an/ par personne. En augmentation de 60% par rapport à 2005.
Le taux de recyclage est encore jugé médiocre, en 2016, par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) et insuffisant pour atteindre les engagements au sein de l'UE (recycler 50 % de déchets ménagers et similaires d'ici à 2020). Statistiques sur les déchets.

b) Le recyclage du plastique

La France a généré 3,7 millions de tonnes de déchets plastiques en 2019,
dont 24,2% seulement ont été recyclés,
43,3% valorisés énergétiquement (par incinération)
et 32,5% enfouis.
Recyclage ou valorisation énergétique du plastique ?
Rappelons que la France s'est fixé un objectif pour 2025 de 100% de plastiques recyclés.

Une fois son contenu vidé, la bouteille en plastique termine au tri sélectif. Claquement du couvercle, fin de l'histoire pour le consommateur. Car pour le contenant, c'est plutôt le début d'une renaissance. Le polytéréphtalate d'éthylène (PET) qui le compose se recycle pour fabriquer une nouvelle bouteille et parfois même un textile synthétique, comme un pull en polaire. 
Derrière la poubelle jaune, toute une filière travaille à donner cette deuxième vie au plastique. Notre bouteille jetée est ainsi transférée par camion-benne dans un centre de tri, voyageant avec divers emballages recyclables. Sur place, elle y est regroupée avec toutes les autres, compactées - étiquettes et bouchons inclus - en d'énormes cubes, plus faciles à transporter vers l'une des sept usines de recyclage françaises.
Il est important de recycler le plastique du fait de sa provenance : fabriqué à partir de pétrole, il est issu de ressources non renouvelables. Il ne peut donc pas être fabriqué à l’infini et il pose d’énormes problèmes de pollution lors de la fin de vie. En effet, le plastique met entre 100 et 1000 ans à se dégrader dans la nature. Cela peut avoir des conséquences sur la faune et la flore.
De plus, le recyclage du plastique est une industrie encore très polluante et qui ne fonctionne pas de manière optimale. Jusqu’à 2018, la majorité de nos déchets plastique était envoyée en Chine pour être traitée et recyclée. Aujourd’hui, la Chine a fermé l’essentiel de ses importations de plastique.


4) Une poubelle jaune par mois

a) Taux de remplissage

Chaque mercredi, dans mon quartier, les poubelles jaunes sont ramassées. Et les poubelles sont pleines à ras bord. Elles débordent même très souvent.
La mienne a très souvent débordée aussi. Mais c'était avant.
Nos produits alimentaires sont souvent en plastiques, boissons, bouteilles diverses, cartons

b) le problème du plastique

Pour l'instant, 24 % des bouteilles en plastique sont triées en France, mais leur seconde carrière se développe davantage dans le mobilier urbain, le textile ou d'autres emballages, que comme nouvelles bouteilles. A l'inverse du verre, ce n'est pas du tout facile de donner une deuxième vie au plastique. Il n'existe d'ailleurs pas encore de bouteilles 100 % en plastique recyclé. Le gouvernement n'a pas encore précisé à partir de quel pourcentage de matériau réemployé un contenant sera considéré comme recyclé, dans son système de bonus-malus.
43% du plastique non recyclé est incinéré. Les 32 % restants atterrissent dans des décharges publiques, censées être enfouies mais faute de manque d'usines,  risquent de se retrouver en Méditerranée ou dans l'océan Atlantique.

c) Trop de plastiques consommés

D’après Valorplast, un Français consomme en moyenne 15 kg de déchets plastique recyclables par an, ce qui représente 11 % de ses déchets ménagers. Il est essentiel de bien les trier pour pouvoir les réutiliser par la suite. Or le taux de recyclage des bouteilles et flacons plastique n’est que de 56 % : il existe une marge de progression importante pour mieux recycler le plastique. Celà signifie donc que les 44% de plastiques restants seront considérés comme déchets.
En 2014, 17 millions de tonnes de déchets ont été recyclées et réutilisées. Un poids non négligeable que l’on ôte des décharges ou de l’incinérateur.

d) savoir trier le plastique

La consigne est simple. Les bouteilles (d’eau, de yaourt à boire, de lessive, de produits ménagers…) et les flacons (cosmétiques, sauces type ketchup…) doivent être glissés dans le bac de tri.
Tout le reste, on oublie. Aucun pot de yaourt, pas non plus de barquette des cookies ou du jambon, ou d’emballage souple comme celui qui empaquette les rouleaux de papier toilette. Idem pour tous les récipients de nourriture à emporter (traiteur asiatique, snacking, bar à salades et compagnie). On laisse aussi tomber le plastique hors emballages, par exemple jouets ou matériel scolaire (règles, rapporteurs…), pour lesquels des filières de recyclage spécifiques pourraient un jour être créées.
Aujourd’hui, 60% des emballages plastiques ne peuvent pas être mis au tri. Dans le doute, la meilleure option est encore de ne pas mettre l’emballage dans le bac de recyclage pour ne pas compliquer la tâche aux usines de tri.


5) Diminuer sa consommation de plastique

a) Le pack de bouteille d'eau en plastique

On peut trouver un pack de 6 bouteilles d'eau de source à 1€ dans les hypermarchés. Mais la question est de savoir si l'eau qui coule de notre robinet est bonne à boire , au même titre que l'eau de source achetée à 0.17 €/litre.
L'eau qui sort de notre robinet en France est potable.
L’odeur de chlore vous dérange ? Il suffit de verser l’eau dans une carafe et d’attendre une petite heure avant de la consommer. Le chlore est volatil et s’évapore rapidement. Si vous aimez la boire fraiche , mettez là au réfrigérateur et au bout d'une heure vous ne sentez plus de chlore.
Depuis que nous nous sommes mis à l'eau du robinet, beaucoup moins de bouteilles plastiques dans la "poubelle jaune" et c'est déjà une victoire.

b) Les jus de fruits: préférer les en pack cartonnés

La brique, composée à 73% de carton, 23% de polyéthylène et 4% d’aluminium a de loin l’empreinte écologique la plus faible. Tant en termes d’émissions de CO2, que de consommation des ressources naturelles et d’énergies non renouvelables. La bouteille plastique nécessite près du double d’énergie et de ressources non renouvelables par rapport à un emballage carton Tetra Pak.
Le recyclage de la brique permet de récupérer le carton d’un côté, le mélange polyéthylène et aluminium de l’autre. On obtient ainsi de la pulpe de carton transformée en papier toilette, essuie-tout. Les fragments de polyéthylène et d’aluminium permettent de fabriquer, entre autres,  des poteaux de clôture, des piquets de vigne et des bancs publics.
Mais au delà du recyclage, acheter des brick de jus de fruits en cartons au lieu de bouteilles en plastique est largement préférable pour, de nouveau, diminuer notre consommation de bouteilles en plastique.

Ne plus prendre des boissons Tropicana

c) Les sacs en plastique
Savez-vous que, chaque minute, 1 million de sacs en plastique sont utilisés ? Et savez-vous qu’il faut 1 000 ans pour qu’un seul sac en plastique se dégrade ? Si vous utilisez déjà des sacs réutilisables pour faire vos courses, vous êtes sur le bon chemin. En revanche, si vous utilisez encore les sacs en plastique, il est vraiment temps de modifier vos habitudes. L'alternative L'investissement est minime : en achetant des sacs réutilisables, vous contribuez à la réduction du plastique dans les déchetteries. Mais attention : n’achetez pas de sacs en nylon ou polyester. Ces matières synthétiques sont fabriquées à partir de plastique !

Découvrez l'astuce ici : https://www.comment-economiser.fr/reduire-dechets-plastique-au-quotidien.html

Ne plus utiliser les sacs en plastique proposés encore par certains supermarchés. Et même ceux qu'on voit encore sur les marchés. Pour les fruits et légumes, conserver des sacs que utiliserez à chaque fois.
Ces sacs en plastique ont souvent été utilisés pour les mettre dans notre poubelle de cuisine, plus facile à retirer. Oublions cette pratique et achetons des sacs poubelles biodégradables.

d) Acheter ses aliments en vrac

De plus en plus de supermarchés ( biocoop, Carrefour, ) vendent certains aliments en vrac , le riz, les pâtes, les féculents, céréales etc.
Trop d’emballages à recycler pour les consommateurs, et à produire pour les marques. Des déchets de plus en plus souvent facturés au poids par les collectivités. La vente en vrac et les produits dits « zéro déchets » ne rendent pas service qu’à la planète. Ils simplifient la vie des consommateurs tout en réduisant, au passage, les coûts pour les producteurs. C’est pourquoi la grande distribution s’y convertit peu à peu, alors que ce type d’offres étaient jusque-là réservées aux boutiques bio ou militantes. Consoglobe.
Comment s'organiser pour acheter en vrac.

e) Eviter d'acheter les aliments surgelés

Les aliments surgelés sont souvent emballés dans du plastique. Et même les emballages en carton sont en général revêtus d'une pellicule de plastique.
Outre les avantages écologiques, on mange moins d'aliments transformés et on évite les produits chimiques des emballages en plastique.

f) tendances et alternatives au plastique

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quelles sont les alternatives au plastique à usage unique?

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et ailleurs ?

Dans le monde en 2015, on a produit 320 millions de tonnes de plastique. Un chiffre record qui montre l’ampleur de la tâche pour son recyclage. Actuellement, la majorité du plastique produit n’est pas recyclée : 5 à 13 millions de tonnes de plastique finissent aujourd’hui dans les océans.
Résultat : en attendant l’organisation des filières de recyclage, on croule sous les déchets ! Les États-Unis brûlent les déchets plastique qui pourraient être recyclés, car ils n’ont plus les filières pour le faire. Un enjeu majeur en termes de pollution pour nos pays.


6) Les innovations récentes pour détruire le plastique non recyclé

a) Une innovation française : le Manta

Porté par The SeaCleaners, association basée à La Trinité-sur-Mer, près d’Auray (Morbihan), créée et présidée par Yvan Bourgnon, le Manta, bateau dévoreur de plastique, devrait être mis à l’eau en 2024.
Equipé de quatre gréements, de deux éoliennes, de panneaux solaires ainsi que d’hydroliennes, le Manta, catamaran en acier long de 55 m, collectera les macro déchets plastiques (au-dessus de 5 cm). À bord, cinq scientifiques les analyseront en direct. « Il y a une vraie nécessité » de « tracer de manière forte ces plastiques : d’où ils partent, dans quelle proportion, le type de plastique, et ensuite, avec ces éléments, communiquer mieux à la source du problème ». Les données seront partagées. Le Manta devrait mettre le cap vers l’Asie du Sud-Est principalement, « où 12 pays » représentent « 70 % de la pollution plastique dans les océans ».
L’idée « avec ce bateau est de faire plus que de la collecte ». Le Manta « valorisera les énergies renouvelables », notamment en utilisant la pyrolyse. Elle permettra de « transformer le plastique en énergie dont on a besoin à bord », décrit Yvan Bourgnon. Les déchets seront ainsi « à 90/95 % consommés sur place », après leur analyse. Technologie assez coûteuse pour l’heure, « mais d’avenir », la pyrolyse, four tournant 24 heures sur 24, sera « en format container, posée à l’arrière du bateau »

b) La Chrysalis

Earthwake est un collectif qui a pour objectif d'être "un laboratoire et un incubateur d'innovations low-tech accessibles à tous au service de la valorisation des déchets dans le monde"
Ils ont inventé une machine permettant aux populations de traiter la pollution en amont, en valorisant les déchets plastiques.
Basée sur la pyrolyse, une combustion sans oxygène bien connue, la Chrysalis est la première machine permettant de recycler les déchets plastiques en carburant, dans un format réduit, mobile, et pour un prix abordable.
La Chrysalis peut convertir 160 kg de déchets plastiques en 120 litres de diésel par jour.

c) The ocean cleanup : un boudin de 600 m de long inventé par Boyan Slat

Le jeune Néerlandais Boyan Slat a eu une idée simple en 2012 : repêcher les déchets du Pacifique. Huit ans plus tard, il a réussi à lever des dizaines de millions pour la mettre à l’épreuve.
Boyan Slat avait imaginé une solution, exposée au cours d’une conférence en 2012 et qui l’a rendu célèbre. Le Néerlandais y racontait avoir eu une révélation lors d’un voyage en Grèce passé à faire de la plongée sous-marine : sous l’eau, il avait croisé beaucoup plus de sacs en plastique que de poissons ; et si, plutôt que de chercher à attraper les déchets, il fallait les laisser venir à soi ? « Les courants marins ne sont pas un obstacle. Au contraire : ils sont la solution », avait-il expliqué au public. À l’époque, il avait 18 ans et venait d’abandonner en première année un cursus d’ingénierie aérospatiale afin de se consacrer à cette grande idée.
Après avoir testé de nombreuses versions de son invention, Boyan Slat et son équipe ont donc dévoilé à Utrecht un appareil au design étonnamment simple : un boudin de 600 mètres de long auquel se rattache une jupe plongée à trois mètres de profondeur. Ces deux éléments combinés sont censés créer une sorte de littoral artificiel sur lequel les déchets doivent s’échouer, portés par les courants du gyre.

d) Du plastique transformé en briques , matériaux de construction

D'un côté, cette invention permet la construction de nouvelles maisons. De l'autre, elle débarrasse l'environnement de tous nos déchets.
On doit cette formidable invention à un certain Peter Lewis. Un jour, constatant que les déchets présents dans la mer seront bientôt plus nombreux que les poissons, cet ingénieux Néo-Zélandais a eu une idée : collecter ces déchets… pour en faire des briques !
Le processus est relativement simple : les déchets sont lavés, puis séchés, puis compressés sous formes de blocs. Et ça ne traîne, pas : la machine de Peter Lewis est capable de sortir une brique de 10 kg toutes les 40 secondes !


7) Une nouvelle pollution: les masques de protection à usage unique

a) Au lendemain du 11 mai 2020, date du déconfinement, des milliers de masques retrouvés par terre 

Durant le confinement, force a été de constater, que beaucoup moins d'objets étaient par terre, nos forêts étaient propres, nos plages aussi et nos rues également.
Malheureusement, déconfinement oblige, nos concitoyens sont sortis de leurs maisons et appartements et on retrouve les habitudes d'autrefois ou certains d'entres eux ne savent pas encore l'utilité d'une poubelle.

b) Composition d'un masque et nombre d'années pour sa décomposition

Les masques chirurgicaux et FFP2 sont tous deux réalisés à partir de polypropylène, un polymère qui s’apparente à du plastique
Le polypropylène n’est pas biodégradable dans la nature, ni compostable. Il va se dégrader par l’action des UV, l’oxydation dans un processus qui peut prendre des dizaines voire des centaines d’années jusqu'à 500 ans.
En comparaison, on estime qu’une canette en aluminium prend près de 100 ans à se dégrader dans la nature, quand un mégot de cigarette prend un à deux ans.
Au même titre qu’une serviette, tampon hygiénique ou qu’un sac plastique, un masque chirurgical met jusqu’à 450 ans à se désagréger dans la nature, selon l’Association de défense d'éducation et d'information du consommateur (Adeic). Même s’il peut en avoir l’air, un masque chirurgical n’est pas fait en papier mais en plastique. La matière qui le compose principalement est le polypropylène “non tissé”, un dérivé du pétrole. Rangé dans la famille des matières thermoplastiques, on le retrouve souvent dans les couches jetables, les serviettes hygiéniques, les housses, dans certains sacs ou encore dans les nappes. A cela s’ajoute aussi l’acier issu des barrettes nasales dont certains masques sont dotés et les élastiques qui sont aussi polluants.
Lorsqu’ils se retrouvent dans les caniveaux, les masques jetables perturbent aussi le traitement des eaux usées. Les masques jetés dans les caniveaux finissent par boucher les tuyaux des réseaux d’assainissement et entraver le bon fonctionnement des stations d’épuration.

c) Le recyclage des masques ?

Le polypropylène des masques pourrait être dans une certaine mesure retransformé. Cela suggérerait d’organiser un ramassage spécifique comme pour les piles ou les batteries, avec évidemment des enjeux sanitaires: le nouveau coronavirus pouvant rester plusieurs jours sur la surface d’un masque.
Dans les hôpitaux, les masques utilisés font partie de la famille des déchets à risque gérés par la DASRI et sont orientés vers des incinérateurs. Rien de tel en revanche dans le grand public, une situation qui expose de fait les personnes en charge du ramassage des ordures.
 

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tags: plastique,recyclage,masques,consommation de plastique

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